VAE route ou gravel : lequel choisir pour voyager ?

Ce qu’il faut retenir : Le voyage à vélo ne tolère pas l’à-peu-près. Le Berria s’impose pour la vitesse et la légèreté sur bitume, quand le Van Rysel gagne par sa capacité de chargement et sa robustesse tout-terrain. C’est un arbitrage sans concession entre l’efficacité pure et l’aventure illimitée. Faites votre choix entre le Berria Mistral HPR 105 500W et le Van Rysel E-Grvl AF MD Brose Sram Apex 12V.

 Vous hésitez encore entre un velo electrique route ou gravel pour vos voyages, hanté par la peur de choisir une monture inadaptée qui transformerait votre périple en calvaire ? J’ai mis face à face le Berria Mistral et le Van Rysel E-Grvl pour trancher ce débat et déterminer quelle philosophie correspond réellement à votre pratique du voyage à vélo. Oubliez le marketing, nous allons voir ensemble si vous devez privilégier la performance pure sur l’asphalte ou la robustesse nécessaire pour vous perdre hors des sentiers battus.

  1. VAE route ou gravel : le dilemme du voyageur à vélo
  2. Face à face : le Berria Mistral HPR 105 contre le Van Rysel E-Grvl AF
  3. Moteur et batterie : le cœur de votre aventure électrique
  4. Équiper son vélo pour l’aventure : le défi du bikepacking
  5. Le verdict : quel vélo électrique choisir pour votre prochain voyage ?
  6. Questions fréquentes sur les VAE de voyage
Comparaison entre un vélo de route électrique et un gravel électrique sur une route de campagne

VAE route ou gravel : le dilemme du voyageur à vélo

L’arrivée de l’électrique a rebattu les cartes du voyage à vélo. Le choix ne se limite plus au type de parcours, mais à la philosophie même de votre aventure.

Le choix cornélien : performance sur asphalte ou liberté totale ?

Choisir entre un velo electrique route ou gravel est un vrai casse-tête pour le passionné. D’un côté, le vélo de route électrique promet vitesse et kilomètres avalés sur le bitume. De l’autre, le vélo gravel électrique offre une polyvalence brute pour ceux qui refusent les limites du goudron.

Ce dilemme définit qui vous êtes sur la selle. Le routier vise l’efficacité pure sur des traces tracées au cordeau. L’aventurier en gravel, lui, veut pouvoir bifurquer dans la pampa à la moindre envie.

Ne croyez pas que c’est de la triche. L’assistance électrique rend le voyage au long cours accessible en gommant la brutalité du dénivelé et la lourdeur des sacoches chargées à bloc.

Pour trancher, prenons deux machines qui incarnent ces visions opposées. Le Berria Mistral défend l’honneur de la route, tandis que le Van Rysel E-Grvl porte l’étendard de la polyvalence tout-terrain.

Je vais décortiquer ces deux bêtes pour que vous ne regrettiez pas votre investissement une fois sur le terrain.

Quand le vélo de route électrique prend l’avantage

On entend partout que le gravel est roi, mais c’est faux. Il existe des situations bien précises où le VAE de route écrase son cousin baroudeur par sa logique implacable.

Imaginez les véloroutes européennes, ce billard infini. Ici, la vitesse et le rendement du vélo de route vous font voler. Vous couvrez plus de bornes avec moins de jus, optimisant chaque watt de la batterie et de vos jambes.

C’est l’arme absolue du voyageur « carte de crédit ». Si vous dormez à l’hôtel avec le strict minimum, la légèreté du VAE route devient un atout béni chaque soir.

Parlons sensations. Passé les 25 km/h, un VAE route léger redevient un vélo musculaire. C’est fluide, sans friction, un régal sur les faux-plats descendants là où le gravel lourd pèche.

Pour les puristes qui veulent juste un coup de pouce dans les cols sans tuer le dynamisme du vélo, le VAE de route reste la seule réponse crédible.

Face à face : le Berria Mistral HPR 105 contre le Van Rysel E-Grvl AF

Assez discuté, passons aux faits. Voici un comparatif direct de nos deux concurrents pour y voir plus clair.

Le Berria Mistral vise la performance pure, à la frontière entre route et gravel léger. C’est une machine de vitesse. Face à ce dilemme velo electrique route ou gravel, le Van Rysel répond par la robustesse. C’est un vrai baroudeur.

Comparatif détaillé : Berria Mistral HPR 105 vs. Van Rysel E-Grvl AF
Caractéristique Vélo route/gravel électrique Berria Mistral HPR 105 Gravel électrique Van Rysel E-Grvl AF
Philosophie Performance et légèreté sur asphalte, avec une touche de polyvalence. Aventure et polyvalence maximale, conçu pour quitter la route.
Terrain de prédilection ✅ Routes lisses, bitume de qualité, chemins très propres. ❌ Sentiers techniques, gravier profond. ✅ Chemins de terre, gravier, sentiers forestiers, routes dégradées. ❌ Moins de rendement sur asphalte pur.
Géométrie du cadre Plus agressive et réactive, typée route pour la performance. Plus détendue et stable, conçue pour le confort sur longues distances et le contrôle en tout-terrain.
Motorisation Système léger (type Mahle X20), axé sur l’assistance discrète et la conservation du poids plume. Moteur central Brose S, puissant (couple élevé), pensé pour franchir les obstacles et les fortes pentes.
Poids (indicatif) Très léger pour un VAE (autour de 12-14 kg), favorisant le dynamisme. Plus lourd (autour de 17-19 kg), gage de robustesse mais moins vif sans assistance.
Pneus et dégagement Pneus fins (type 32-35mm), optimisés pour la route. Dégagement limité. Pneus larges et crantés (type 40-45mm), pour l’adhérence et le confort. Dégagement important pour monter des pneus encore plus larges.
Capacité de chargement (Bikepacking) ❌ Limitée. Peu de points de fixation, cadre non optimisé pour de lourdes charges. ✅ Excellente. Nombreux œillets sur le cadre et la fourche pour porte-bagages et sacoches.
Prix indicatif Segment supérieur, justifié par la légèreté et les composants spécifiques. Très compétitif, excellent rapport polyvalence/prix.
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Ce tableau révèle un duel tranché. Vous devez choisir entre le poids et la performance pure du Berria. Ou alors, vous privilégiez la polyvalence et la robustesse du Van Rysel. C’est une question de priorité personnelle.

Ces deux modèles incarnent des visions radicalement opposées du voyage à vélo électrique. Il n’y a pas de « meilleur » vélo en absolu. Tout dépend de votre terrain de jeu favori.

Le vrai choix n’est pas entre deux vélos, mais entre deux types d’aventures : celle qui suit la ligne droite ou celle qui s’autorise tous les détours.

Moteur et batterie : le cœur de votre aventure électrique

Oubliez l’esthétique du cadre un instant. Si vous hésitez encore entre un velo electrique route ou gravel, sachez que c’est le système électrique qui dicte réellement votre expérience. Regardons ce qui différencie radicalement ces deux machines.

Berria Mistral : la force tranquille d’un moteur léger

Sur des machines racées comme le Berria, la tendance actuelle privilégie clairement les moteurs légers et discrets, à l’image des systèmes Mahle. L’objectif est simple : conserver les sensations pures d’un vélo musculaire tout en gommant les aspérités de la route, sans jamais transformer votre monture en cyclomoteur.

Le gros avantage de cette approche réside dans la balance : avec un poids total contenu souvent sous la barre des 15 kg, le vélo reste vif. Mieux encore, vous ne ressentez aucune friction parasite au pédalage lorsque vous dépassez les 25 km/h ou coupez l’assistance.

Le revers de la médaille concerne le couple, généralement plus modeste sur ce segment (souvent autour de 40 à 55 Nm pour les systèmes très compacts). Si cela suffit amplement pour lisser les cols routiers, ça peut devenir juste pour arracher un vélo chargé sur des pentes techniques et abruptes.

Au final, cette motorisation ne s’adresse pas à ceux qui veulent se faire traîner au sommet. C’est le choix du cycliste actif, celui qui a déjà les jambes et cherche juste un « « coup de pouce » intelligent pour prolonger le plaisir.

Van Rysel E-Grvl : la puissance brute du moteur central

Avec le Van Rysel, on change de philosophie pour adopter la force de frappe du moteur central Brose S. C’est un choix orienté vers la puissance et fiabilité, délivrant un couple massif (…) capable de vous propulser au sommet de n’importe quel mur, peu importe le chargement.

Son positionnement stratégique au niveau du pédalier est un atout majeur pour l’équilibre général. Il abaisse le centre de gravité et assure une sensation de pédalage très naturelle, ce qui change tout quand il faut piloter finement sur des sentiers instables.

Mais la physique est têtue : cette débauche de puissance se paie sur la balance. Le système est plus lourd, ce qui rend le vélo moins maniable à l’arrêt et transforme le retour à la maison en séance de musculation si vous tombez en panne de batterie.

Cependant, pour le voyageur au long cours qui charge son vélo comme un mulet, c’est l’arme absolue. Dans les régions vallonnées, un couple d’au moins 50 Nm est recommandé pour ne jamais rester planté dans la pente.

Autonomie en voyage : le vrai casse-tête

Ne vous fiez pas aveuglément aux chiffres constructeurs promettant des centaines de kilomètres. L’autonomie réelle est une variable capricieuse qui dépend de votre poids total, du dénivelé positif, du vent de face et même de la température extérieure : il n’y a pas de magie.

La logique est liée à votre moteur : un système léger comme celui du Berria, couplé à une batterie plus compacte, vous éduque à une gestion économe. Vous sollicitez l’assistance uniquement quand c’est nécessaire, préservant ainsi votre rayon d’action.

À l’inverse, le Van Rysel embarque souvent une plus grosse batterie pour nourrir son moteur gourmand. Cela offre une sécurité appréciable pour les longues étapes difficiles, mais vous traînez ce poids supplémentaire en permanence, ce qui impacte la consommation.

Bref, l’improvisation n’a pas sa place ici. Apprenez à connaître votre consommation réelle sur le terrain et prenez le temps de planifier sa route en fonction des points de recharge disponibles.

Équiper son vélo pour l’aventure : le défi du bikepacking

Un bon vélo, c’est la base. Mais pour partir plusieurs jours, il faut pouvoir emporter son barda.

Le bikepacking sur VAE : plus de poids, plus de contraintes

Le vrai problème du velo electrique route ou gravel, c’est ce que personne ne vous dit : le poids mort. Moteur et batterie mangent déjà une part énorme de la charge utile, vous obligeant à calculer chaque gramme avant même de penser à vos sacoches.

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Ne jouez pas avec les limites structurelles. Le poids total roulant — vous, la machine, le chargement — doit impérativement rester sous le seuil critique fixé par le fabricant pour sauver vos roues et votre cadre.

Si vous surchargez l’arrière, le vélo guidonne. Il faut équilibrer les masses pour ne pas transformer le pilotage en calvaire technique.

C’est là que la géométrie tranche le débat. Selon que vous partiez sur un pur routier ou un baroudeur tout-terrain, votre capacité d’emport change du tout au tout.

Le gravel, roi du portage

Ici, le gravel écrase la concurrence grâce à sa profusion d’œillets. Prenez un modèle comme le Van Rysel : le cadre est constellé de points de fixation, transformant la machine en véritable mule prête à tout encaisser sans broncher.

  • Sacoche de cadre : on y cale le lourd et le dense pour verrouiller le centre de gravité.
  • Sacoche de selle : idéale pour le volumineux compressible, comme le duvet ou les fringues de rechange.
  • Sacoche de guidon : gardez-y le léger, accessible dès que vous posez le pied à terre.
  • Cages sur la fourche : parfaites pour fixer des « dry bags » étanches ou doubler votre réserve d’eau.

Cette modularité mécanique vous autorise tout, de la sortie flash au raid en autonomie complète. C’est tout l’intérêt du bikepacking en gravel : ne jamais se sentir limité par sa monture quand l’envie de prolonger l’aventure se fait sentir.

Chargé à bloc, le vélo reste sain. Sa géométrie plus longue et stable absorbe le surpoids, garantissant un confort de pilotage que les cadres nerveux ne peuvent simplement pas offrir.

Le VAE route : l’art du minimalisme

Regardez un Berria ou n’importe quel coursier électrique : c’est beau, c’est aéro, mais c’est exclusif. La quête de performance a supprimé les œillets de fixation, rendant l’installation de bagagerie complexe, voire risquée pour la peinture et le carbone.

Vos options se réduisent drastiquement à une grosse sacoche de selle et un petit boudin de guidon. Oubliez immédiatement le portage sur la fourche, ces lames fines ne supporteront pas la contrainte.

Ce choix matériel impose une philosophie radicale de voyage ultra-léger. C’est une discipline en soi, exigeante, où le bivouac confort n’a pas sa place. Si vous voulez la tente et le réchaud, passez votre chemin.

Le verdict : quel vélo électrique choisir pour votre prochain voyage ?

Alors, après ce tour d’horizon, pour qui sont faits ces vélos ?

Soyons clairs : il n’y a pas de mauvais choix. Le meilleur vélo est celui qui correspond à votre pratique réelle, à vos envies du moment et à vos itinéraires de prédilection.

N’achetez pas le vélo de vos rêves, achetez celui qui vous fera rouler. Le plus beau des vélos est inutile s’il reste au garage.

Pour clarifier ce choix cornélien entre un velo electrique route ou gravel, voici un résumé des profils types pour chaque machine.

  • Le Berria Mistral HPR 105 500W est fait pour vous si… vous êtes un cycliste qui aime la vitesse, qui planifie ses voyages sur des routes bien revêtues, et qui privilégie la légèreté et le dynamisme. Votre credo, c’est « vite et loin« , avec un équipement minimaliste.
  • Le Van Rysel E-Grvl AF est votre meilleur allié si… vous êtes un aventurier dans l’âme. Vous voulez pouvoir improviser, emprunter un chemin de terre sur un coup de tête, et emporter assez de matériel pour être autonome. La polyvalence est votre maître-mot.

Terminons sur une note personnelle. Le plus important est de bien définir son projet de voyage avant de choisir son vélo. Prenez le temps de la réflexion, car cet investissement conditionnera vos futures aventures.

Questions fréquentes sur les VAE de voyage

Peut-on vraiment faire du tout-terrain avec un VAE de route ?

Non, pas vraiment. Si l’hésitation entre velo electrique route ou gravel persiste, sachez que le route déteste la terre. Un chemin de halage très propre et lisse passera, mais c’est tout.

Les pneus sont trop fins, n’offrent aucune adhérence et sont sujets aux crevaisons. La géométrie n’est pas faite pour absorber les chocs. Vous allez juste souffrir inutilement sur les cailloux.

S’aventurer hors du bitume avec un VAE de route est le meilleur moyen de l’abîmer et de se mettre en danger. Restez sur la route, c’est là qu’il excelle vraiment.

L’entretien d’un VAE en voyage est-il plus complexe ?

Oui, un peu. La partie mécanique (transmission, freins) reste la même qu’un vélo classique. Mais il faut ajouter la composante électronique : moteur et batterie. C’est une couche de complexité supplémentaire à gérer loin de l’atelier.

Le principal est de garder les connexions propres et sèches. Il faut aussi être vigilant au diagnostic des codes d’erreur affichés sur la console. L’eau est souvent votre pire ennemie.

Avant un grand départ, une révision complète chez un spécialiste est une bonne idée. Pour le quotidien, un bon entretien du vélo de base suffit pour éviter de gâcher votre voyage.

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Que faire si la batterie tombe en panne au milieu de nulle part ?

C’est la hantise du voyageur à VAE. La réponse est simple : on pédale. Mais la réalité est plus compliquée. Sans assistance, vous traînez un poids mort conséquent.

Avec un vélo lourd comme un gravel électrique puissant, l’effort devient considérable, surtout en côte. C’est un vrai fardeau. Vous allez maudire chaque kilo supplémentaire dès que la route s’élève.

Un VAE route léger sera plus facile à emmener, se rapprochant d’un vélo de voyage musculaire un peu lourd. C’est un avantage à ne pas négliger.

Au final, le duel entre le Berria et le Van Rysel se joue sur votre terrain de prédilection : bitume rapide ou sentiers sauvages. Mais soyons pragmatiques, la fiche technique ne fait pas le voyage. Privilégiez l’expérience à la technologie : choisissez la monture qui vous fera sortir du garage et vivez l’aventure à fond, sans vous retourner.

FAQ

Route ou gravel électrique : comment trancher pour de bon ?

C’est simple : ne vous mentez pas sur votre pratique. Si votre truc c’est d’avaler les kilomètres sur du billard, de chasser les cols alpins et de voyager léger, le vélo de route électrique comme le Berria Mistral est imbattable. C’est vif, c’est propre. Mais si vous avez cette petite voix qui vous dit « tiens, ce chemin de terre a l’air sympa » ou que vous voulez charger la mule pour partir en autonomie totale, oubliez la route. Le gravel électrique est le seul choix pragmatique pour ne pas finir à pied ou avec un cadre fissuré.

Un gravel électrique, est-ce que ça vaut vraiment l’investissement ?

Pour le voyageur, c’est un grand oui. Le gravel électrique, c’est l’outil de liberté ultime. Il gomme le poids des sacoches et la difficulté du dénivelé. Avec une machine comme le Van Rysel E-Grvl et son moteur coupleux, vous passez là où un vélo chargé classique vous aurait obligé à pousser. Ce n’est pas de la triche, c’est un pass VIP pour accéder à des paysages que vos jambes seules ou votre chargement vous auraient interdits. L’expérience prime sur l’effort pur.

Peut-on rouler efficacement sur route avec un gravel électrique ?

Qui peut le plus peut le moins. Un gravel électrique sur la route, ça roule très bien, c’est juste un peu moins « nerveux ». Vous aurez plus de résistance au roulement à cause des pneus larges, mais l’assistance électrique est justement là pour compenser. Vous perdez peut-être 2 km/h de moyenne par rapport à un vélo de route électrique profilé, mais vous gagnez un confort royal et la possibilité de couper à travers champs si l’envie vous prend. C’est un compromis que je trouve plus qu’acceptable.

Soyons honnêtes, quels sont les vrais inconvénients du VAE en voyage ?

Le poids, mon ami, le poids. C’est l’ennemi numéro un. Tant que vous avez de la batterie, tout va bien, c’est magique. Mais si vous tombez en rade au milieu de nulle part avec un vélo de 18 kg plus 15 kg de bagages, ça devient une séance de musculation, pas du vélo. C’est pour ça qu’il faut être malin sur la gestion de l’autonomie. L’autre point, c’est la logistique : il faut trouver une prise tous les soirs ou tous les deux jours. Ça tue un peu la spontanéité du bivouac sauvage si on n’est pas organisé.

Pourquoi tout le monde ne jure que par le gravel pour voyager ?

Parce que c’est le couteau suisse du vélo. L’intérêt majeur, au-delà de passer partout, c’est sa capacité de chargement. Regardez un cadre de route aéro : c’est beau, mais on ne peut rien y fixer. Un gravel, c’est truffé d’œillets pour visser des porte-bagages, des sacoches de fourche, des bidons supplémentaires. Pour le bikepacking, c’est le jour et la nuit. C’est un vélo conçu pour l’aventure, pas juste pour la performance chronométrée.

Quel budget faut-il prévoir pour un gravel électrique fiable ?

La technologie a un coût, et je ne vous conseille pas de radiner sur la partie électrique sous peine de le regretter amèrement à la première panne. On trouve aujourd’hui d’excellents rapports qualité-prix comme chez Van Rysel qui proposent des moteurs robustes (type Brose) pour un tarif compétitif, souvent entre 2500 et 3500 €. Si vous visez la légèreté extrême et le carbone haut de gamme comme chez Berria, l’addition grimpe vite au-dessus des 4000 ou 5000 €. Mettez votre argent dans la fiabilité du moteur et de la batterie avant de regarder la marque du dérailleur.

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