Ce qu’il faut retenir : Lapierre revient dans la course avec le Crosshill CF, un châssis carbone qui fait passer le plaisir de pilotage avant le marketing. La technologie 3D Tubular n’est pas là pour faire joli : elle dissocie les haubans du tube de selle pour garantir 12 % de filtration des vibrations en plus. C’est du concret pour enchaîner les bornes sans subir le terrain, le tout sur une machine vive et accessible comme le Gravel Lapierre Crosshill CF 5.0.

Lapierre sort enfin l’artillerie lourde avec son premier cadre carbone. Au-delà des promesses marketing, ce test lapierre crosshill confirme l’efficacité redoutable de l’architecture 3D Tubular.

Conçu pour filtrer les vibrations sans sacrifier le rendement, ce vélo pourrait bien redéfinir votre confort sur les longues distances.

  1. Conception du cadre : le secret du confort 3D Tubular
  2. Géométrie et ergonomie : une position plus haute qu’attendue
  3. Analyse de l’équipement : la performance du montage CF 8.0
  4. Test terrain : comment se comporte ce gravel carbone ?
  5. Guide d’achat : quelle version choisir pour votre pratique ?

Conception du cadre : le secret du confort 3D Tubular

velo gravel lapierre crosshill carbone

L’innovation 3D Tubular au service de la filtration

Vous remarquerez immédiatement cette signature visuelle unique où les haubans ne touchent jamais le tube de selle. Ils le contournent astucieusement pour venir se fixer directement sur le tube supérieur. C’est le cœur de la technologie 3D Tubular pour garantir la souplesse.

Lapierre ne blague pas avec les chiffres et annonce un gain de confort de 12 % à 40 km/h. Concrètement, cette dissociation isole votre assise des chocs violents venant de la roue arrière. On sent vraiment la différence quand on file vite sur des pistes dégradées, c’est un vrai soulagement pour le dos.

Cette approche technique rappelle d’autres solutions vues sur le marché pour maximiser l’endurance. Si vous hésitez encore avec l’aluminium, jetez un œil à notre comparatif : Quel est le meilleur gravel ? Test du Trek Checkpoint ALR 4.

Rigidité latérale et caractéristiques du carbone UD SL

Le châssis utilise des fibres de carbone UD SL (Unidirectional Super Light) pour optimiser le ratio poids/puissance. Ce choix technique garantit un rendement explosif sans transformer le vélo en enclume. On garde une machine légère, prête à bondir à la moindre sollicitation.

Regardez bien la forme triangulaire agressive du tube diagonal, inspirée des modèles aéro. Ce profil n’est pas juste là pour l’esthétique, il agit comme un bouclier efficace. Il limite l’accumulation de boue collante et protège le cadre des projections de pierres lors de ce test lapierre crosshill engagé.

« Le carbone UD SL transforme chaque coup de pédale en une accélération franche, tout en gardant une souplesse verticale bienvenue sur les sentiers. »

Géométrie et ergonomie : une position plus haute qu’attendue

Le carbone c’est bien beau, mais au final, c’est la géométrie qui dicte votre réalité sur le terrain et définit le vrai caractère de ce Crosshill CF.

plusieurs photos de detail du gravel lapierre crosshill

Analyse du reach court et de la hauteur de fourche

Vous allez être surpris par la hauteur du train avant. Avec une fourche de 425 mm, Lapierre impose une stature inhabituelle qui redresse franchement le buste. Ça offre une posture sécurisante, idéale pour voir venir les obstacles sans se casser les cervicales.

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Oubliez les positions de contre-la-montre, on s’éloigne ici radicalement du gravel de coursier pur et dur. L’objectif est clair : privilégier l’endurance et le confort postural sur la durée plutôt que l’aérodynamisme agressif.

C’est parfait pour enchainer les bornes en surveillant votre trace sur un Test GPS Garmin Edge 1040. Une position relevée permet de mieux lire l’écran sans quitter la route des yeux.

Les contraintes techniques du poste de pilotage Lapierre

Par contre, le réglage de la potence m’agace franchement. Le système oblige à scier le pivot de fourche pour ajuster la hauteur définitivement, une contrainte mécanique irréversible sur un vélo moderne.

L’ergonomie du cintre carbone enfonce le clou avec son rise de 20 mm qui remonte encore le poste de pilotage. C’est un parti pris audacieux pour le confort, mais ça risque de dérouter ceux qui cherchent une attaque agressive lors d’un test lapierre crosshill.

  • Potence à pivot recoupable
  • Cintre carbone avec rise 20mm
  • Intégration des câbles semi-interne

Analyse de l’équipement : la performance du montage CF 8.0

Pour exploiter ce cadre, Lapierre n’a pas lésiné sur les composants, surtout sur la version haut de gamme que nous testons.

photo du lapierre crosshill gravel

Transmission SRAM Force XPLR AXS et choix du mono-plateau

Le choix du plateau de 40 dents est pragmatique pour le voyage. Couplé à la cassette 10-44, ce test Lapierre Crosshill prouve qu’on grimpe partout sans forcer. C’est la polyvalence incarnée.

J’étais sceptique, mais la fiabilité du SRAM AXS est bluffante. La précision reste chirurgicale, même couvert de boue ou sous une pluie battante. On oublie la mécanique pour se concentrer uniquement sur le pilotage et l’effort.

Si vous hésitez encore sur le choix de votre matériel électronique pour l’aventure, jetez un œil à notre Avis VeloBoutiquePro : Le Verdict Expert 2026 pour éviter les mauvaises surprises.

Train roulant DT Swiss et grip des pneus WTB Raddler

Les roues carbone DT Swiss GRC 1600 transforment le comportement du vélo. Elles offrent un dynamisme incroyable, surtout lors des relances appuyées en sortie de virage. C’est vif et réactif.

Côté pneus, les WTB Raddler de 44 mm sont une excellente surprise. Leur section généreuse et les crampons latéraux procurent un grip rassurant, même quand le gravier devient fuyant ou instable. On garde le contrôle sans subir le terrain.

Pour que vous visualisiez bien la qualité du montage, voici le récapitulatif des pièces maîtresses qui justifient, selon moi, le positionnement tarifaire de ce modèle CF 8.0.

Composant Modèle Points forts
Transmission SRAM Force AXS Fiabilité électronique
Roues DT Swiss GRC 1600 Dynamisme carbone
Pneus WTB Raddler 44mm Grip polyvalent
Selle Fizik Terra Argo Confort longue distance

Test terrain : comment se comporte ce gravel carbone ?

Rendement en relance et agilité dans le sinueux

Dès les premiers tours de roue lors de ce test Lapierre Crosshill, le cadre surprend par sa nervosité immédiate. Malgré une position haute, il répond à la moindre sollicitation. Ses bases courtes favorisent les changements de direction.

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Avec 8,9 kg pour le modèle CF 8.0, c’est une valeur compétitive pour un vélo chaussé de pneus larges. Cela facilite grandement les ascensions longues et rend les portages moins pénibles quand le terrain devient impraticable.

Dans les sentiers monotraces, le vélo reste incroyablement joueur sans jamais devenir instable, même quand la vitesse augmente sérieusement.

Pour exploiter ce châssis, le choix des gommes est capital. Si vous cherchez la monte idéale, jetez un œil à notre Comparatif : 5 pneus gravel tubeless pour l’aventure pour optimiser votre grip.

Le dilemme des versions suspendues Crosshill CF S

Comparer les sensations avec la fourche Rockshox Rudy est révélateur. Cette version suspendue gomme les plus gros chocs sans broncher. Elle transforme le comportement du vélo en descente technique, offrant une sécurité bluffante là où le rigide tabasse.

Le surpoids frôlant le kilo est-il un problème ? Pour un usage bikepacking engagé, absolument pas. Le confort supplémentaire justifie largement ces quelques centaines de grammes en plus sur la balance.

Sur le bitume, la perte de rendement reste minime, d’autant que la fourche est blocable pour les portions roulantes.

Comme je le dis souvent aux sceptiques du gravel suspendu :

« La version suspendue repousse les limites du gravel traditionnel pour s’aventurer sur des terrains normalement réservés aux VTT légers. »

Guide d’achat : quelle version choisir pour votre pratique ?

Capacités réelles pour le voyage et le bikepacking

Lors de mon test Lapierre Crosshill, j’ai vu que la marque assure l’essentiel. On trouve des inserts sur la fourche et le cadre pour les porte-bidons. C’est idéal pour les longues traversées en autonomie.

Attention, il y a un piège. La forme spécifique du 3D Tubular gêne souvent la fixation des sacoches de cadre rigides. Sortez votre mètre et vérifiez bien vos mesures avant d’acheter.

Si l’espace manque, demandez-vous : Faut il investir dans un sac de guidon ?.

Panorama de la gamme et positionnement tarifaire

Entre les modèles CF 5.0 et 8.0, la logique reste simple. Votre choix dépendra surtout de la transmission souhaitée et de la nécessité, ou non, d’une suspension sur votre terrain habituel.

Pourquoi payer le prix fort ? Le gain de poids est réel, mais c’est la filtration des vibrations qui surclasse nettement les anciennes versions en aluminium de la marque.

Pour débuter, regardez le Gravel Lapierre Crosshill CF 5.0.

Ce Crosshill CF marque un retour gagnant pour Lapierre. Au-delà des fiches techniques, c’est le confort du concept 3D Tubular et la vivacité du châssis qui priment sur le terrain. Malgré quelques choix ergonomiques discutables, c’est une machine taillée pour l’aventure réelle, capable de transformer chaque sortie en expérience mémorable.

FAQ

Le cadre carbone UD SL est-il assez rigide latéralement pour envoyer ?

Ne vous fiez pas uniquement à la recherche de confort du concept 3D Tubular. Si Lapierre a effectivement travaillé la souplesse verticale pour filtrer les vibrations (avec un gain annoncé de 12 % à 40 km/h), la rigidité latérale n’a pas été sacrifiée. Le carbone UD SL (Unidirectional Super Light) offre un comportement très vif.

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Sur le terrain, cela se traduit par un vélo qui ne s’écrase pas quand on appuie fort. Les bases courtes de 430 mm et la conception du boîtier permettent des relances franches. C’est un châssis qui répond immédiatement, offrant un excellent équilibre entre cette filtration nécessaire sur le gravier et la nervosité qu’on attend d’un vélo sportif.

Que disent le Stack et le Reach sur la géométrie du Crosshill CF ?

La géométrie est assez singulière et mérite qu’on s’y attarde. On est sur un cadre au Reach plutôt court (380 mm en taille M) inspiré de la route, ce qui rend le vélo très maniable et joueur dans le sinueux. Cependant, le Stack est particulièrement élevé à cause d’une hauteur de fourche importante (425 mm), conçue pour être interchangeable avec une fourche suspendue.

Concrètement, cela donne une position de pilotage nativement haute et droite, très orientée confort et endurance. C’est parfait pour enchaîner les heures sans douleur, mais si vous cherchez une position « nez dans le guidon » ultra-agressive, il faudra jouer des coudes avec les réglages pour abaisser le poste de pilotage.

L’ergonomie du cintre et du poste de pilotage est-elle une réussite ?

C’est le point qui divise les puristes. Le cintre carbone spécifique, avec son rise de 20 mm, accentue encore la hauteur du poste de pilotage. Si le confort et la prise en main (flare de 12°) sont agréables pour l’aventure, l’ajustement est une autre histoire. Le système d’intégration des câbles via le jeu de direction est esthétique mais techniquement contraignant.

Pour baisser la potence, vous ne pouvez pas simplement déplacer des entretoises : il faut couper le pivot de fourche. C’est un choix technique pragmatique pour le look, mais agaçant pour celui qui aime affiner sa position au millimètre sans sortir la scie. Cela n’enlève rien au plaisir de conduite, le vélo restant une « excellente surprise » sur le terrain, mais l’ergonomie mécanique demande de la réflexion avant l’achat.

Est ce que le gravel Lapierre crosshill existe en vélo électrique ?

Bonne nouvelle, oui ce gravel existe en vélo électrique, et il s’appelle tout logiquement e-crosshill. Ce modèle est disponible en aluminium, sa batterie est intégrée dans le cadre et le moteur MAHLE est intégré à la roue arrière.

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